La mouette atricille un voisin de plage sympathique, mais bruyant !!

Difficile de rater cet oiseau quand il arrive sur les bords des plages. En effet, lorsqu’une grande bande de mouettes arrive, leurs cris assourdissants ne passent pas inaperçus. Elles sont d’autant plus reconnaissable en été quand elles arborent leur plumage nuptial ; blanc avec la tête noire ; significatif.

mouette atricille

Répartition
Appartenant à la famille des laridae, la mouette atricille ou Leucophaeus atricilla, est un oiseau résident dans la zone caraïbe et américaine toute l’année. Elles effectuent cependant des migrations entre ses zones de résidence (caraïbe et Amérique du Sud) et sa zone de reproduction en Amérique du Nord. Dans ces pérégrinations, elles s’arrêtent souvent en Guadeloupe, bien que leur nombre reste faible, en comparaisons aux immenses colonies lors de la période de nidification. Elles vont s’installer principalement en zone côtière, sur les plages, les étangs salés, les mangroves. On peut les trouver aussi aux abords de l’embouchure de certaines rivières.

Reproduction
La Reproduction à lieu du mois d’avril au mois d’aout. Durant cette période la femelle va pondre 2 à 3 œufs, dans un nid fait de branches, d’algues et de feuilles. Il sera installé à même le sol sur de larges bancs de sable ou sur des îlots déserts. Le couple va alors se partager la couvaison et le nourrissage de jeunes pendant plusieurs semaines. Pour assurer ce nourrissage ; la mouette atricille, bien qu’étant diurne, va aussi se mettre à chercher sa pitance de nuit, profitant de la lumière des villes pour capturer des insectes par exemple.

mouette atricille
Adulte en plumage nuptial
mouette atricille

Alimentation
Elle va se nourrir principalement de petits poissons, crustacés et autres invertébrés capturés sur les plages ou dans les lits d’algues telles que les sargasses. Très habitué à la présence humaine, il n’est pas rare de la voir chercher de la nourriture dans les décharges ou dans les restes des pécheurs sur les ports.
Et si cela ne suffit pas, elle va adopter un comportement plus qu’opportuniste en volant aux autres espèces leurs précieux butins. Les pélicans et les sternes en sont souvent les victimes. Elles peuvent même faire des razzias sur les sites de nidifications des petites sternes.

Statut de conservation
La population de mouette atricille a failli disparaitre à cause des chasseurs de plumes qui durant des années les ont chassés dans leur zone de reproduction. Aujourd’hui la population s’élève à plus d’un million d’individus depuis l’arrêt de la chasse et le début d’un large programme de conservation. Et selon l’UICN l’espèce est classé en Préoccupation mineure. C’est-à-dire qu’elle n’est pas en voie de disparition.

Reste-t-il pourtant des menaces ?
Bien sûr que oui, la mouette atricille, est toujours menacé par la destruction de son habitat, la prédation des jeunes par d’autres espèces comme le goéland argenté, les rats, etc.


Voici donc Un petit résumé de ce qu’il y a à savoir sur cet oiseau sympathique qu’est la mouette atricille. Ouvrez l’œil et profitez de la nature de Guadeloupe !
Gwadloup an nou bèl! An nou pwofité!

mouette atricille
mouette atricille

Koud zyé nati!

En ces mois de vacances quelque peu gâcher par le confinement voici quelques vidéos balades pour nous rappeler ce que ça fait de se balader en Guadeloupe.

Dans cette première vidéo, On voit une assemblée de mouettes atricille qui ont festoyé sur un arrivage de sargasses au moule. Elles ont fait le show pendant plusieurs semaines dans la commune, faisant presque oublier l’odeur nauséabonde des algues en décomposition.
Puis une petite virée sous-marine aux Saintes et leur belle baie classée comme l’une des plus belles au monde, et on termine le voyage sur la plage de Montal dans la commune du Moule.

Profitez bien de cette petite balade!!

mouette atricille
vue des saintes

Le Kio encore, mais cette fois en vidéo !

Déjà abordé dans le billet Haut perché #2, il y a quelques années, avec déjà l’idée de le faire en vidéo. Voici la capsule sur le héron vert, ce petit échassier très commun sous nos latitudes. Tellement commun qu’on y prête plus attention. Limite la culture populaire antillaise ne se rappelle plus son nom.

Corrigeons aujourd’hui cet état de fait avec une vidéo qui lui est entièrement consacré.

kio faisant sa toilette

Profitez bien de cette vidéo et rendez-vous au prochain épisode!!

Au commencement était la vulgarisation

Au commencement, Gwadeconet était le projet que j’avais pour faire de la vulgarisation scientifique sur la Guadeloupe, mais en cours de route, le taf, la flemme, le manque de matos, la flemme, le manque de temps et surtout LA FLEMME, m’ont peu à peu détourné de mon objectif !
Pourtant, cette idée est restée dans un coin de ma tête et voici la première tentative de capsule vulgarisation…. Elle s’articule autour de la forêt sèche guadeloupéenne.

Cette tentative, fut un vrai parcours du combattant. Comme quoi ne s’improvise pas vidéaste qui veut!! Maintenant reste à savoir comment appeler cette émission?! Brutale nature ? Par flemme de refaire un logo en motion design ! Ou tout autre chose. Si vous avez des idées, sentez-vous libre de me les laisser en commentaire !

Alors il faut donc savoir qu’en Guadeloupe, on va retrouver différent type de forets.

La forêt humide sempervirente (qui ne perd jamais ses feuilles), typique des milieux tropicaux, qui se situe sur l’ile de la basse-terre ; la mangrove qui a les pieds dans l’eau et se trouve sur le littoral ; et enfin la forêt sèche, qui se trouve principalement sur les iles de la Grande-terre, Marie-galante, Désirade et les Saintes.

Cette dernière est dite semi-décidue ; ce qui veut dire qu’elle ne perd qu’une partie de ses feuilles. En effet, ici les forêts ne perdent jamais toutes leur feuilles. On y retrouve des essences typiques comme le poirier pays, le Gommier rouge, le Mapou blanc, l’acacia et moult épineux qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau pour se développer.

Alors profitez bien de cette première tentative et allez en nature!!

On essaye de gratter un peu plus !

Quand la saison des baleines touche à sa fin, ben on essaie quand même de voir s’il n’y a pas de petites retardataires qui traineraient encore dans les parages. C’est aussi l’occasion de faire un petit vlog pour la chaine YouTube pour tenir ce pari d’une vidéo par semaine et expliquer comment le confinement fais changer le caractère.
Vous l’aurez compris, pas grand-chose à dire dans ce billet, mais je me force un peu à redonner vie au blog.

Le moqueur des savanes

Le moqueur des savanes AKA Mimus gilvus fait partie du quotidien antillais ! Son chant puissant et mélodieux est reconnaissable facilement. Cependant, avec sa robe grise, il est souvent confondu avec le tyran gris. Faisant donc un peu le focus sur ce petit zozio bien sympathique.

Description de la bête
La face supérieure est grisâtre et la face inférieure est blanche, avec les côtés et la poitrine tachetés de brun. La queue est longue et brun noir ; les ailes quant à elle sont gris noirâtre. D’une longueur de 20 cm environ, ce n’est pas un gros animal. Les pattes et le bec sont noir, celui-ci légèrement courbé possède des vibrisses.

Habitat
On le retrouve dans les zones sèches et les forêts. En Guadeloupe, il est inféodé aux taillis de campêches et d’acacia de la grande terre, Désirade, et petite terre. Mais ce n’est pas un oiseau endémique de notre île, donc on peut le retrouver sur toutes les îles des petites Antilles. Il ne dédaigne pas les zones anthropisées, et il n’est pas rare de le voir squatter des perchoirs pas loin des maisons.

Alimentation
Ce chasseur émérite se nourrit principalement d’invertébrés ! Chenilles, araignées et autres insectes. Cependant, il ne dénigre pas les baies et les fruits.

Reproduction
Elle débute en février et se termine en aout, parfois même plus tard. Le pic de reproduction se situe d’avril à juin.
Le couple place sont nid dans un arbre épineux genre acacia, jujubier, campêche, et y pond généralement 3 œufs. La couvaison dure environ 15 jours. Pas aussi agressif que le tyran gris, les parents défendent bec et ongles le nid face à des intrus un peu trop curieux. Les poussins quittent le nid environ 19 jours après l’éclosion.

La saison des baleines 2021

L’année dernière la saison d’observation a été arrêtée de façon brutale par la pandémie, alors qu’elle avait si bien commencée. En 2021, le boulot a pris le dessus, ainsi que les problèmes de véhicule… Cependant, je ne me plaindrai pas ! La saison a été riche.

J’ai choisi cette année de naviguer entre la porte d’enfer d’Anse-Bertrand et la pointe des châteaux. Au début, très peu d’observations et ces dernières étaient vraiment éloignées du bord ! Néanmoins, rapidement elles sont devenues un peu plus nombreuses. Les baleines qui étaient timides au départ, se sont montrées joueuses et acrobates. Malheureusement, je n’ai pas pu immortaliser ces jeux en photos ou en vidéos.

N’empêche la saison n’as pas été totalement perdue ! Pas de cabrioles ! Cependant, beaucoup de vidéos pour alimenter la chaine YouTube de Gwadeconet. Elles m’ont permis de me remettre dans le bain de la création vidéo.
Commençons par le deuxième épisode de Brutale Nature qui m’as valu d’être interviewer par TV Saint-François.

Ce jour-là une dizaine d’individus dans la zone, mais seulement trois sont venu assez près pour être filmés. Puis j’ai multiplié les sessions d’observation, qui souvent, ont été payantes.
Cette année, j’ai eu beaucoup de compagnie durant mes vigies. Beaucoup d’amis, ainsi que la famille m’ont accompagné sous le soleil, même si pour la plupart, ils étaient trop timides pour apparaitre sur les vidéos.

Puis un peu comme une redite de 2020, la saison s’achève prématurément à cause de la covid… j’ai vraiment du mal avec ce la covid…. bref. Un nouveau confinement interdisant de s’éloigner de plus de 10 km de son domicile me prive de mes deux spots que sont la pointe des châteaux et la porte d’enfer à Anse-Bertrand. Donc dernière vigie avec les voisins, ma chérie et les collègues, qui ont pu voir un Breach de baleine (encore raté pour la photo), qui a donnée le 4ᵉ épisode de Brutale Nature. Ce fut une belle clôture, qui laisse présager une saison 2022 tout aussi mouvementée.

Et nous voilà à la fin de la saison, une vingtaine de baleines d’observées, et déjà en attente de leur retour en janvier prochain. Et j’espère d’ici là avoir enfin publié la suite du Whale watching pour les nuls!! Pourquoi pas essayer de les faire en capsule vidéo.

Le retour du retour !

Gravelot semi-palmé

L’année dernière j’ai annoncé un retour sur le blog, puis black-out technologique (plus de pc, plus de voiture, appareil photo qui pars en couilles et j’en passe), et un petit déménagement ! Et le retour du boulot ! C’est vraiment chronophage le boulot de prof.

Le black-out est à peu près fini (il me reste à récupérer un véhicule), et je recommence à produire du contenu. Dans un premier temps, un nouveau format de vidéo plus ou moins courtes, Brutale nature, vidéos sans parole juste la nature brute. Elles pourront aussi être des capsules de vulgarisation sur une espèce en particulier.

Le premier épisode est juste une petite balade sur le littoral de la commune du Moule en Guadeloupe, toujours riche en biodiversité. Profitez-en de nouveaux épisodes à venir bientôt.

Tyran gris

L’Observation des cétacés pour les nuls ! Leçon 1 : Les bases

Comme toutes activités, l’observation des cétacés possède quelques subtilités à connaître pour optimiser sa pratique. Mais commençons déjà par revoir les bases avant de se lancer dans les détails.

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Whale watching 2020

Après 3 ans d’absence, il faut bien une pandémie mondiale et un confinement prolongé pour que je me souviennes du site. Et ravi de constater, que malgré mon abandon, il y a pas mal de ciculation dessus! Sympa!

Alors que s’est-il passé durant ces trois années?

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